Vins d’Alsace et cuisine actuelle

Les vins d’Alsace sont trop souvent considérés comme légèrement surannés alors qu’ils s’accordent particulièrement bien avec la cuisine actuelle. Ne les réservez donc pas uniquement pour la choucroute, le baeckeofe, la flammekueche, le munster ou les bretzels. Les vins d’Alsace se marient parfaitement avec les sushis, les rāmen, la cuisine chinoise, la cuisine thaï, les tajines et couscous, la cuisine mexicaine, les délicieuses spécialités indiennes, les salades composées ou le poke bowl hawaïen. Voici donc quelques pistes pour choisir le vin alsacien qui conviendra le mieux avec votre plat du jour 😉

Apéro avec mini nems, loempias et samossas et Crémant d’Alsace ou Edelzwicker
C’est le moment de sortir votre meilleur Crémant d’Alsace dont la fraîcheur ouvre l’appétit et garde la bouche en éveil en jouant le contraste avec le gras des nems, loempias et samossas et la sauce aigre-douce qui les accompagne généralement. Et pour ceux qui ne sont pas fans de bulles, c’est le moment de vous parler de l’Edelzwicker, cet assemblage de cépages blancs, sans indication de pourcentage. Les cépages peuvent être vinifiés ensemble ou séparément. La mention du millésime est facultative. Historiquement, ces différents cépages étaient issus de la même parcelle. Appelés à l’origine « Zwicker » (assemblage), on a rajouté le préfixe d’Edel (noble) pour marquer la présence de cépages nobles choisis pour remplacer les cépages gros producteurs.  L’Edelzwicker reste un vin généralement simple et facile à boire, alliant fruité et fraîcheur en bouche. Parfait pour compenser la richesse des amuse-bouche.

Makis, sashimis, sushis et Riesling d’Alsace

Makis, sashimis, sushis et Riesling d’Alsace
Pour accompagner ces délices d’origine japonaise, nous cherchons un vin blanc qui allie équilibre, fraîcheur et finesse. C’est le moment de faire entrer le Riesling d’Alsace en scène, évidemment paré de ses plus subtils arômes. Son bouquet d’une grande finesse s’accordera à merveille avec la texture et la saveur fine des makis, sashimis et sushis.

Tajines et couscous et Muscat d’Alsace
Voici des recettes qui embaument toute la maison lorsqu’on les préparent. Des légumes, des notes sucrées, des épices (cannelle, girofle, piment) et des herbes fraîches, c’est le Muscat d’Alsace qui se mêlera avec le plus de sensualité à ces saveurs envoûtantes. Le côté très aromatique, fruité et floral du muscat, ainsi que sa légère sucrosité s’expriment avec la plus grande des voluptés. Un vrai festival de saveurs !

Poulet Tandoori et Gewurztraminer d’Alsace

Cuisine indienne et Pinot Gris d’Alsace
Généralement peu intense mais d’une grande complexité aromatique, le Pinot Gris développe des notes fumées typiques ainsi que des effluves gourmandes de fruits secs, abricot, miel, cire d’abeille, pain d’épices… Ce vin ample et charnu est soutenu par une jolie tension qui donne de la plénitude à un ensemble bien charpenté. La finale est longue, bien équilibrée. Sa complexité aromatique, sa texture onctueuse, sont parfaites avec de nombreux plats indiens. Le Gewurztraminer d’Alsace fonctionne aussi très bien.

Cuisine thaï et Pinot Gris ou Gewurztraminer
Il est bien sûr difficile de réduire la cuisine thaï à un seul groupe de saveur tant elle est diverse et variée. Nous ferons donc un raccourci en pensant aux épices et herbes alliant chaleur et fraîcheur, ainsi qu’aux notes sucrées ici et là pour conseiller les vins d’Alsace à base de Pinot Gris ou de Gewurztraminer.

Tacos et Gewurztraminer d’Alsace

Cuisine mexicaine et Gewurztraminer d’Alsace
Guacamole, fajitas, empanadas, tacos, tortillas, enchiladas, burritos, salade de riz rouge, chili con carne, … de nombreux plats d’origine mexicaine nous ont conquis avec leurs saveurs ensoleillées et les festival de couleur. Pour les accompagner, un vin blanc polyvalent, bon partenaire du sucré-salé comme des épices bien relevées. C’est à nouveau le Gewurztraminer d’Alsace qui proposera les accords les plus chauds.

Salades ou légumes crus et Sylvaner d’Alsace
Pour les salades et légumes crus, nous cherchons un vin blanc frais, pas trop puissant, qui ne se laisse pas complètement anéantir par les vinaigrettes et autres assaisonnements à l’acidité marquée. Le Sylvaner d’Alsace est un vin fruité et floral caractérisé par des notes d’agrumes, de fleurs blanches et d’herbes fraîchement coupées. S’il est difficile d’associer vin et vinaigrette, le Sylvaner d’Alsace fait pourtant des merveilles avec les salades et les crudités en y apportant ses notes finement végétales, sa légèreté, tout en gardant fermement le cap. 

Asperges de Muscat d’Alsace
Mais qu’est-ce que les asperges viennent faire dans cette liste de plats ? Les asperges, c’est un délice bien de chez nous, et la saison commence maintenant. On évite les vins rouges et les blancs trop riches. Un Muscat d’Alsace qui mêlent les arômes de raisins aux saveurs florales fera très bien l’affaire. En effet, l’asperge révèle en fin de bouche une pointe d’amertume qui dénature les arômes de la plupart des vins. Le Muscat d’Alsace relève le défi, partageant avec elle une amertume tout en finesse, qu’il enrobe de son fruité croquant et exquis.

Poke Bowl et Riesling d’Alsace
Pour accompagner les Poke Bowl, ce plat d’origine hawaïenne qui a conquis le monde entier, nous opterons à nouveau pour le Riesling d’Alsace. Ce plat à base de dés de poisson crus marinés dans un mélange à base de sauce soja, présentés dans un bol, a conquis la planète food en quelques mois. Si le thon est le poisson le plus largement utilisé, on peut aussi préparer son poke bowl avec du saumon, et l’agrémenter à l’envi de riz, d’oignon nouveau ou d’oignon rouge émincé, de fèves edamames, de tranches de concombre, de gingembre mariné ou de graines de sésame.

Et les spécialités alsaciennes
Et si on souhaite marier les vins d’Alsace avec les plats de leur région d’origine, on fait comment ? Et bien c’est simple, on se laisse guider par la tradition et on fait confiance aux habitudes locales. On fera par exemple Choucroute et Riesling, Flammekueche et Sylvaner, Munster et Gewurztraminer, …

Bon, c’est le moment de vous inviter à découvrir notre sélection de vin d’Alsace bio du Domaine Stoeffler à Barr, non ?

Pâtes au thon et tomates sechées

Pour certains, les pates au thon évoquent les grandes tablées des mouvements de jeunesse. Pour d’autres, ce sont les fins de mois difficiles en kot. Pour moi, c’est une recette simple et savoureuse qui se marie très bien avec un bon verre de vin blanc.

Ingrédients
– 125 grammes de pates par personne
– boîte de thon
– boîte de tomates séchées à l’huile
– piment
– ail
– huile d’olive

Préparation
– cuire les pates selon votre goût, perso, je vise minimum 1 minute de moins que le temps de cuisson recommandé pour éviter les pates trop molles
– égoutter les pates et réserver quelques cuillères à soupe d’eau de cuisson
– émincer l’ail et le piment
– les faire revenir à feu doux dans un fond d’huile d’olive
– ajouter le thon et faire revenir quelques minutes
– ajouter les tomates séchées bien égouttées faire revenir le temps de les réchauffer
– incorporer les pates et ajouter un rien d’eau de cuisson pour éviter que ça n’accroche et lier le tout
– servir bien chaud et déguster !

PS : pas besoin de parmesan, le tout est déjà suffisamment savoureux, mais bon si vous y tenez, lâchez vous, on n’en fera pas tout un fromage 😉

Et pour le vin
Perso, j’aime accompagner ces pates d’un verre de vin blanc ample et gras, avec du fruit et une point d’acidité en finale. Il peut se montrer discret par rapport au plat qu’il se doit d’accompagner sans trop faire le malin. En ce moment, c’est la Cuvée Constance Blanche 2019 du Domaine Thunevin-Calvet qui a ma préférence.

Burger et vins du Beaujolais

En sommes-nous réduits à accepter les sodas à notre table le jour où l’on se lance dans la confections de délicieux burgers ? Pas du tout ! Les accords burgers et vins fonctionnent très bien, en particulier avec les vins du Beaujolais.

Un peu d’histoire pour se mettre en appétit
Il semble difficile, voire impossible, de déterminer avec certitude qui est l’inventeur du hamburger. Toutefois, si l’on se fie aux différents récits, il ne faut pas chercher les origines de cet emblème de la gastronomie made in USA aux Etats-Unis, mais bien en Europe, et avant cela, en Mongolie.

En réalité, l’histoire du hamburger aurait débuté dans les steppes de Mongolie au 13ème siècle, l’époque de Gengis Khan. Pour ne pas perdre de temps au cours de leurs chevauchées, les guerriers mongols se sustentaient tout en galopant. Ils glissaient de fines lamelles de viande sous leur selle afin de les attendrir. Le steak débité en petits morceaux a séduit l’Europe petit à petit. D’abord les Russes, devenus friands du bœuf haché cru, qu’ils baptisèrent « tartare » en référence aux peuples nomades d’Asie. Ensuite les habitants de la grande cité portuaire de Hambourg, au nord de l’Allemagne actuelle, qui adaptèrent si bien la recette qu’elle a gardé leur nom. Et ce sont eux qui ont exporté le hamburger vers les Etats-Unis.

Au 19ème siècle, des millions d’Européens voulaient vivre le rêve américain et beaucoup embarquèrent sur les paquebots reliant Hambourg à New York. A l’arrivée, des immigrants allemands, un brin nostalgiques, tenaient à ne pas oublier toutes les saveurs de leur pays, et notamment une manière inimitable de préparer la viande : le fameux steak de Hambourg, avec de la viande hachée mélangée à de l’oignon et de la chapelure.

Le Nouveau Monde l’adopta rapidement la recette et en améliora la préparation : on cale la viande entre des buns moelleux, on l’arrose d’une sauce tomate à la saveur sucrée, on rajoute des cornichons et du fromage fondu, voire du bacon. Aujourd’hui, on estime que cinquante milliards de burgers sont consommés chaque année aux Etats-Unis. Le pays célèbre même le Hamburger Day, chaque 28 mai. Mais il a oublié que son plat préféré est né à l’autre bout du monde, et a traversé l’Atlantique à fond de cale.

Mais qui a eu l’idée le servir entre deux tranches de pain ?
Plusieurs prétendants se disputent cet honneur posthume… Charlie Nagreen, un adolescent qui vend des boulettes sur un stand du marché, dans la ville de Symour (Wisconsin) aurait eu l’idée de les écraser entre deux morceaux de pain, pour qu’elles soient plus pratiques à croquer. Ca se passe en 1885. Mais l’impulsion naît-elle à cet endroit-là, ou à quelques milliers de kilomètres de là, la même année ? Deux frères, Frank et Charles Menches, qui font ordinairement des sandwichs au porc, décident de le remplacer par du bœuf. Tout ça parce qu’ils en ont trouvé à la foire de … Hamburg, une petite ville de l’état de New York. C’est là, clameront-ils bientôt, que le hamburger est né !

Mais un autre « gastronome », Oscar Bilby, se met quelques années plus tard, en 1891, dans l’Oklahoma, à cuire des steaks et à les poser sur des tranches de pain, amoureusement préparées par sa femme. Sans parler de Fletch Davis, qui propose la même recette (agrémentée cependant d’oignons !), dans le Texas, en 1904. Bref, le hamburger naît dans les années 1900. Et bientôt, les chaînes de cuisine Wimpy (1930) et surtout McDonald’s (1937) en feront le plat de base des passants pressés.

Le burger classique et Beaujolais Villages du Domaine de la Madone
Pour le burger de bœuf classique, agrémenté d’oignons, de cornichons, d’un peu de ketchup, d’une pointe de moutarde, et idéalement d’une tranche de fromage fondu et de bacon croustillant, rien de tel que notre Beaujolais Villages pour que le fruit et la fraîcheur se même au festival de saveurs du burger.

Le burger de poisson et le Bourgogne Blanc du Domaine de la Madone
Que l’on opte pour le simple fishburger garni d’un morceau de poisson pané géant, ou pour un délicieux burger au saumon, une pointe de citron et une délicieuse sauce tartare vous donneront certainement envie d’un vin blanc fruité et ample, comme notre Bourgogne blanc base de chardonnay, évidemment.

Le burger végétarien et le Beaujolais Villages Bio du Domaine de la Madone
Pour les burgers végétariens, souvent bien assaisonnés de curry, ail ou paprika, nous vous recommandons notre Beaujolais Villages Bio dont le fruit est plus marqué et plus tranchant. Il saura faire preuve de répondant pour ne point se laisser dominer par les épices !

Waterzooi facile et Bourgogne blanc

A la recherche d’un peu de réconfort en plein automne ? Que diriez-vous d’une recette de waterzooi facile et savoureuse à combiner avec une délicieux verre du Bourgogne blanc du Domaine de la Madone ? Essayez, ça fait du bien 😉

Ingrédients pour le waterzooi pour 4 personnes

  • 4 belles cuisses de poulet (ou 2 cuisses et 2 blancs, selon les goûts des convives)
  • 2 blancs de poireaux, 1 petit oignon, 1 branche de céleri, 6 carottes et persil
  • huile, sel, poivre
  • 1 cube de bouillon de poule
  • 2 œufs, 2 dl de crème

Préparation du waterzooi

Partie 1

  • Nettoyez et couper les légumes en morceaux
  • Saisir les morceaux de poulet quelques minutes dans un fond d’huile dans une grande casserole
  • Ajouter l’oignon, le céleri, 1 blanc de poireau et 1 carotte
  • Y ajouter le cube de bouillon dilué dans 2 dl d’eau
  • Saler, poivrer
  • Laisser cuire 40 minutes à feu doux
  • Retirer du feu
  • Sortir le poulet et réserver
  • Tamiser et presser le contenu de la casserole pour récupérer le jus

Partie 2

  • Remettre le jus dans la casserole (et jeter les légumes essorés)
  • Ajouter les légumes pas encore cuits et laisser cuire jusqu’à ce qu’ils soient cuits mais pas ramollis
  • Mélanger la crème et les jaunes d’œufs dans un bol et ajouter
  • Laisser épaissir sur le feu
  • Ajouter le poulet
  • Mélanger, saler, poivrer
  • Ajouter de persil finement haché
  • Servez dans des assiettes profondes avec du riz

Le vin pour le waterzooi

Un vin à base de chardonnay avec une minimum de gras et d’ampleur pour s’accorder avec le côté crémeux et onctueux de la sauce, mais avec un minimum d’acidité pour donner du peps à l’ensemble. Par exemple notre Bourgogne blanc du Domaine de la Madone ou le Cotes de Thau blanc de Beauvignac.

Quel vin pour la raclette, la tartiflette ou la fondue ?

Fin septembre, les premières feuilles tombent, les températures baissent. Pas d’ouverture officielle de la saison des raclettes, tartiflettes ou autres fondues, mais l’envie se fait ressentir, on y pense, on l’envisage. Bref, on est sur le point de rassembler quelques joyeux convives pour la première soirée frometon fondu de la saison. Et on va être bien.

Selon les goûts et les habitudes, il y aura des pommes de terres, des charcuteries, des salades, des champignons, des cornichons, des petits oignons ou simplement du pain. Mais dans tous les cas, il y aura du fromage fondu, et c’est à lui qu’il faut penser au moment de choisir le vin.

Pour ceux qui me connaissent depuis un moment, vous savez que je préfère le vin blanc dans ces circonstances. Quand j’ai la chance d’en trouver, j’opte pour un vin du jura. A base du cépage Savagnin si on est entre amateurs, ou à base de Chardonnay pour une approche plus consensuelle. J’aime que le vin soit assez rond et ample pour s’accorder avec le côté gras du fromage et de la charcuterie, mais je cherche également de la fraîcheur en finale pour rincer la bouche et contrebalancer la consistance du plat. Et il ne faut pas chercher loin dans notre assortiment pour trouver un tel vin : le Chardonnay de Beauvignac 2019 fait parfaitement l’affaire pour moins de 8 euros la bouteille.

Et si on souhaite absolument du rouge ? Alors il faudra opter pour un vin rouge rond, fruité et souple. On évitera les tanins et les longs élevages en bois qui s’accommodent mal du gras du fromage. Ils paraîtraient durs et métalliques dégustés dans ce contexte. On pourra donc opter pour un Beaujolais fruité et gouleyant à base de Gamay, une perle hyper digeste comme notre Petite Sèlve 2019 tout droit venue de l’Ardèche, ou un côtes du Rhône au fruité croquant comme Le Maquis 2017 de Stéphane Usseglio. Mais moi, perso, je resterai au blanc 😉

Et pour le fromage ? Moi, j’irais faire un tour du côté de chez Saint-Octave ou sur Efarmz.be